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Le running fait-il de l’ombre à l’athlétisme ?

4 janvier 2019 - 11:59

Le 1er tour des interclubs, la grande fête des clubs d’athlétisme, débarque dimanche. À côté des purs athlètes, fleurissent des « runners » à foison, que la FFA aimerait conquérir.

12 millions de Français courent régulièrement. Le chiffre donne le vertige. Une pratique libre, pour beaucoup, loin des clubs. Les statistiques en témoignent. La Fédération française d’athlétisme (FFA), c’est 300 000 adhérents, toutes disciplines confondues. Parmi eux, seulement « 60 à 100 000 runners », selon les estimations d’Olivier Gui, en charge du running à la Fédération. Et de prolonger, sans achever ses propos, conscient de l’ampleur du fossé et de la nécessité de réaction : « sachant qu’il y a plus de 4 millions de coureurs qui épinglent des dossards à côté… »

« Des sports différents »

Le running s’est mué en un irréfutable phénomène sociologique. Les dossards marathons ou trails s’arrachent comme des petits pains. Quand, sur les meetings, « on ne se bagarre pas pour prendre le départ », confronte Dominique Chauvelier, ex-marathonien (quatre fois champion de France) et actuel acteur du milieu du running.

De là à dire que le running fait de l’ombre à l’athlétisme pure et dure ? « Non, car ce sont des sports carrément différents, considère-t-il. Ça ne viendrait pas à l’idée à un mec qui prépare un marathon de mettre des pointes pour faire des 200 m sur piste. Ni de faire un 5 000 m ou un 10 000 m sur piste. Il ne fait pas de l’athlétisme, il fait du running. Ce sont deux mondes qui se divisent de plus en plus. C’est un cousin germain. »

Et de se corriger : « Quoi que le running peut nuire. Vous en voyez des coureurs de 800 m, 5 000 m ? Peu. C’est difficile de trouver des meetings. Alors qu’avant, il y en avait toutes les semaines, partout. Ce qu’il va faire, ce coureur, c’est un 10 km par ci, un trail par là. »

Côté FFA, on rétorque du tac au tac : « Pas du tout. On parle souvent du cross, il y a des pistes d’athlé partout. Sous l’entité athlé, il y a l’athlé piste, l’athlé running, l’athlé loisir-santé. Ce n’est pas les mêmes tranches d’âges, les mêmes types de pratique. Ceux qui font de la salle, ça va jusqu’au 800 m. Chacun trouve sa possibilité de faire de l’athlétisme. Personne ne fait d’ombre à personne. »

Opération séduction

 

65e7ea53d1cfb7473c47f0cdbdaad25e-running-le-running-fait-il-de-l-ombre-l-athletisme_0.jpg?width=940&height=0&fill=0&focuspoint=50%2C25&cropresize=1"Nous n’avons pas cru au phénomène running dans les années 70-80", avoue-t-on à la FFA. | AFP

 

Reste que la fédération semblerait avoir loupé le coche. « Début 70, la fédé radiait ceux qui créaient des courses sur route », se souvient-il, jugeant la situation actuelle de « fiasco ». L’intéressée l’admet, elle aurait dû mener la danse : « Cela fait longtemps que nous voyons cette pratique se développer à côté de la fédération. Nous n’avons pas cru au phénomène running dans les années 70-80. Aujourd’hui, on est persuadé qu’on a beaucoup de choses à apporter à ces coureurs. » Mieux vaut tard que jamais.

Elle y trouverait son compte. Là est aussi l’objectif. « Évidemment, on ne va pas se mentir, joue cartes sur table le Monsieur « running » de la fédé. Si sur les 4 millions de coureurs qui s’inscrivent à des courses, on peut en capter ne serait-ce que 10 %, on multiplierait les effectifs de la fédération par deux ! »

L’opération séduction est lancée. Les initiatives se multiplient à la Fédération avec, entre autres, une préparation à la carte pour un objectif, « Pass Event », ou encore la possibilité d’être suivi par un coach, le « Pass J’aime courir ». Mais aussi l’organisation de deux événements hors stade : l’Ekiden de Paris et le marathon de Toulouse. Elle planche par ailleurs sur la mise en place de parcours de trail permanents et sur la création d’une formation trail pour les entraîneurs.

Dernier projet en lice : « organiser avec les clubs une journée découverte running dans les clubs, pour les non-licenciés. Ce sera sans doute une « journée nationale du running » dans les clubs. Nous allons aussi créer des éléments à l’extérieur des clubs. Nos coaches vont se déplacer dans les parcs, par exemple. » Pour faire du repérage ? Bref, la FFA compte bien s’emparer, cette fois-ci, du phénomène.

Démystifier l’image des clubs

 

516410d0ef915810db0ff82191559e3e-running-le-running-fait-il-de-l-ombre-l-athletisme_1.jpg?width=940&height=0&fill=0&focuspoint=50%2C24&cropresize=1Pour beaucoup, "club = performance". | AFP

 

Mais pas si simple. « Il faut déjà motiver et expliquer à nos clubs l’intérêt de développer le running au sein de leurs associations », note Olivier Gui. Puis s’organiser pour accueillir ce public. Dominique Chauvelier, président du club « Run & Freedom », s’interroge : « Moi demain, j’ai 50 runners qui ont fait tel marathon qui viennent dans mon club, je vais devoir les refuser, je ne vais pas pouvoir m’en occuper. Qui va faire les plans d’entraînement ? Je ne sais pas s’ils vont être bien reçus dans les clubs d’athlé car ils ne vont pas gagner des points aux interclubs… » A cette question, la FFA dit vouloir « former de nouveaux coaches qui ont une logique davantage d’accompagnement que d’entraînement. »

Autre chantier : démystifier l’image élitiste et contraignante qui colle à la peau des clubs. « Il y a des gens qui se disent, quand on leur parle de clubs : « Ah non, moi, je fais ça pour le plaisir ! » Mais ceux qui sont dans les clubs aussi. Il y a une incompréhension de départ, car les pratiques sont les mêmes », tient à souligner Olivier Gui.

« Des États Généraux »

De son côté, l’ancien marathonien pense qu’il est temps de « donner un coup de balai », s’expliquant : « Je vois bien, au marathon de Paris, les runners passent devant le stand de la Fédération sans s’arrêter. Il n’y a pas le petit truc qui fait que. Les gens ne voient pas l’intérêt de prendre une licence. » Il propose d’établir des « États Généraux de l’athlétisme et du running », « des Assises du hors stade ».

Une sorte de réunion de tous les acteurs incontournables du milieu : « coaches, anciens champions, rédacteurs en chef des revues spécialisées, marques… Jamais ces personnes n’ont été sollicitées pour parler des tendances. Quand il y a des Assises du hors stade, c’est uniquement les personnes de la Fédération. Il faudrait prendre des acteurs extérieurs. »

 

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Mais aussi de donner plus de « souplesse » aux clubs. La FFA l’a aussi intégré : « C’est aux clubs de comprendre l’approche des runners en leur proposant des créneaux horaires entre midi et deux par exemple, pour s’adapter à leur profil et leur mode de vie. »

« Les choses changent dans le milieu, poursuit Chauvelier. Par exemple, Adidas a créé son club FFA. Il faut faciliter le monde du running vers l’athlétisme. » Faciliter cette passerelle, la cloison entre les deux mondes étant très fine. Des essais sont encourageants. « J’organise des meetings off au Mans, et ça plaît à ceux qui ne connaissent pas la piste ! », s’enthousiaste l’ancien athlète de haut niveau. Nombreux sont également les runners en recherche de coach et de plans d’entraînements pour perfer. « Dernièrement, plusieurs personnes m’ont demandé si je ne connaissais pas des coaches pour les rémunérer », raconte-t-il.

 

Olivier Gui corrobore : « Une étude nous montre que 72 % des personnes qui courent le font pour améliorer leurs performances. » D’autant plus que l’essor du running n’est pas encore à son apogée. « L’embellie du running est fantastique. Et cela va encore s’améliorer, notamment via la femme, se projette Dominique Chauvelier. Maintenant, la fédé suit ou ne suit pas. »

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